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Enquête : le marché de la beauté – Expérience / Digital

Publié dans Non classé et Revue de presse par le 02/12/2016
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Extrait : trois questions à William G. Koeberlé, président de la FFPS

Qu’est-ce qui explique l’atonie du marché de la beauté?

Atone? Pas du tout. Certes, les derniers mois n’ont pas été très bons pour la parfumerie sélective mais le marché est vivant et il évolue. Les baisses sont compensées par des pics, assurant une relative stabilité. Ce que l’on observe surtout, c’est l’écart qui se creuse entre le luxe et le moss market. Les marques premium qui font de bons produits à la fois denses et complexes et qui investissent dans la communication, le merchandising et le packaging continuent à progresser. Dans la catégorie soins, notamment, les produits techniques et chers marchent très bien. Ce sont les marques intermédiaires qui investissent moins en communication et en innovation qui souffrent.

Des trois segments qui structurent le marché, à savoir le maquillage, le parfum les cosmétiques, lequel se porte le mieux ?

Le maquillage est le plus grand vecteur de croissance sauf quand le parfum sort une nouveauté. C’est le segment qui se développe le plus en termes de quantité. Il est soumis à la “fashion fast”, avec un renouvellement permanent des couleurs et des jeux de matière. La tendance du covering, par exemple, conduit certaines consommatrices à rechercher des produits à cheval entre le soin et le maquillage, types BB cream ou CC cream. C’est une nouvelle niche à explorer. En magasin, le maquillage ouvre également un boulevard à l’expérience client. Quand une cliente vient acheter ses produits, il faut qu’elle ait la possibilité de se faire maquiller, d’avoir une relation personnalisée avec la marque et l’enseigne.

Comment résister face au web et à la GMS qui cassent les prix ?

Nous avons commande à l’Ifop une vaste étude sur le parcours client pour les produits de beauté. Il ressort que le web et les magasins sont pour les consommateurs complémentaires: 69 % des Français se renseignent sur Internet et 71 % achètent en magasin. C’est le prix qui conduit 57 % des Français à acheter sur Internet, mais 58 % et 41 % des Français préfèrent le magasin où l’on peut voir ou tester les produits. Un chantier majeur des f enseignes de parfumerie sélective est donc de développer des marques propres exclusives. Une nouvelle clientèle arrive dans nos magasins, plus jeune et aux revenus limités. Les MDD offrent un premier accès à la parfumerie sélective. Il est faux de dire que la distribution sélective est plus chère que les circuits  généralistes. Sur les moyennes gammes de soin, nous sommes au même niveau que les pharmacies et nos MDD rivalisent avec certains produits de GMS, la qualité de l’accueil en plus. En revanche, la typologie de notre clientèle est très différente. Le phénomène que nous regardons de près  est plutôt l’arrivée sur le marché de pure players tels que Kiko qui fabriquent et  distribuent des produits ciblés.

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